Le syndrome de la bonne élève.

Il y a encore quelques années je courais après la perfection, il fallait que je sois la meilleure alors, je me mettais une pression de dingue à tout faire « maison » :

  • La meilleure maman : des petits pots, au liniment et même une partie des vêtements de mes fils. 
  • La meilleure infirmière donc je disais oui à toutes les demandes de mes patients (même ce qui n’était pas de mon resort). 
  • La meilleure collègue (je n’osais jamais dire non pour un changement de planning même quand cela impactait mes propres obligations).
  • La meilleure compagne (je me mettais une pression de dingue pour mon poids, ma tenue, mon maquillage).
  • Et il fallait de surcroit que je sois sportive, une amie disponible et j’en passe! 
  • 👉Résultat : j’ai terminé épuisée à vouloir fuir cette perfection dans laquelle je m’étais enfermée. Je regardais les profils Insta de femmes qui étaient toujours mieux que moi et je culpabilisais de ne pas être aussi bien qu’elles, mon estime de moi-même dans les chaussettes!…

J’ai découvert que mon attitude avait un nom: « Le syndrome de la bonne élève ».

Plusieurs choses viennent expliquer ce syndrome essentiellement féminin:

L’enfance et l’éducation:

Dès le plus jeune âge, les enfants sont invités à être sages, gentils, sérieux à l’école, serviables. 

L’enfant développe une vision binaire, son comportement est, ou bien (s’il rentre dans les cases) ou mal (s’il s’oppose aux adultes et aux règles).

Ceci est plus marqué dans l’éducation des petites filles à qui on apprend à être sage, à faire plaisir, à rester discrète… 

Certaines personnes sont plus sensibles à toutes ces injonctions « sois sage », « fais plaisir », « travaille bien », là où d’autres plus téméraires seront moins impactées par ces injonctions.

La recherche de reconnaissance, l’impression que c’est le seul moyen d’être aimé. 

A l’âge adulte, cette injonction « il faut que je sois parfaite » envahit tous les domaines de la vie, la famille, le travail, la vie sociale, le corps, la santé…

    C’est à ce moment là que la femme s’épuise à courir après la perfection qu’elle n’arrive pas à atteindre car c’est une illusion. Et elle s’enferme dans le cercle vicieux du dénigrement et de la négation d’elle-même, elle tourne comme un hamster dans sa roue sans savoir comment en sortir.

Certaines femmes sont tellement déconnectées de leur corps et de leurs ressentis qu’elle vont jusqu’au burn-out qui ne touche pas que le domaine professionnel.

Certains signes ne trompent pas, si tu te reconnais il est fort possible que tu sois sous la coupe du « syndrome de la bonne élève ».

Le corps nous parle avec ses maux (mots) il ne faut pas les ignorer!

Tu donnes beaucoup mais tu n’arrives pas à accepter de recevoir.

Cette difficulté est liée à l’image encore véhiculée par la société qu’une femme parfaite doit être généreuse, prendre soin des autres et doit tout donner sans rien attendre en retour.

📢 « Tu ne vas quand-même pas en plus déranger les autres pour t’aider, tu dois te débrouiller seule » !

L’autocensure :

Par peur de mal faire, tu préfères t’autocensurer plutôt que risquer de te tromper.

📢 « Ce n’est même pas la peine d’essayer tu n’es pas à la hauteur ».

L’auto-sabotage : 

Même si tu as un objectif précis que tu tentes d’atteindre, une petite partie de toi met tout en oeuvre de façon inconsciente pour que tu n’atteignes pas ton objectif. 

📢 « Tu vois bien que tu n’y arriveras jamais de toute façon tu es nulle! »

Ne jamais dire « NON » :

Tu es celle qui dis toujours oui à toutes les demandes, tous les services et tu préfères ignorer tes vrais envies plutôt que de risquer de blesser, déplaire.

Tu as peur qu’on pense que tu n’es pas serviable.

Tu te retrouves donc très souvent frustrée, en colère contre toi-même et tu exécutes le service pour lequel tu t’es engagé, une boule dans la gorge.

Si pour une fois, tu tentes de dire non, ton refus te ronges, tu te confonds en excuses et tu proposes « une compensation » pour un service souvent plus important que la demande initiale!

Tu ronges ton frein mais en toi la rancoeur monte et tu te sens très mal.

Le corps dit stop !

  • Tu as mal au dos, les épaules tendues,
  • Tu dors très mal, tu passes des heures à ressasser avant de trouver le sommeil,
  • Tu as des troubles digestifs,
  • Ton immunité est en berne, tu es tout le temps enrhumée…

La prise de conscience:

  • « Tu fais déjà assez »
  • « Tu es déjà assez »
  • « Les autres t’aiment pour qui tu es pas pour tes actions »
  • « Tu as le droit de vivre aussi pour toi »
  • « Tu es le centre de ta vie »…

Tout cela tu le sais déjà au fond de toi, même si tu l’as oublié, il est important que tu te remettes au centre de ta vie et de ta bienveillance.

Parle toi comme tu parlerais à ta meilleure amie ou à ta fille, quand tu t’adresses à toi donne toi un petit surnom gentil et sois douce avec toi-même.

Autorise toi à être « assez bien » :

Plutôt que de te juger, apprends à modifier tes critères de jugement.

Prends conscience que la perfection n’existe pas et qui plus est, celle-ci est toute relative car nous avons tous nos critères de jugement. 

Si tu baisses ton curseur d’exigence: « je suis assez bien » ou « je suis suffisamment bien », tu vas voir ta pression redescendre en flèche.

Moi ce qui m’a beaucoup aidé à me lâcher la grappe, c’est le jour où j’ai compris qu’en fait les gens autour de moi (que je voyais comme des juges impitoyables) ne faisaient pas attention à mon niveau de perfection car ils étaient eux-même bien trop occupés à atteindre leur propre perfection pour plaire aux autres! 

Accorde toi du repos !


Quand tu es fatiguées ton corps ne suit plus et ton esprit a beaucoup de mal à faire preuve de discernement et tu te juges plus durement.

Tu n’as pas forcément besoin de faire une sieste énorme, te reposer c’est aussi :

  • Un thé et un magazine,
  • 10 minutes de respiration en contemplant ton jardin,
  • Un bain chaud,
  • Te coucher tôt: le panier de linge attendra!

Tu n’as rien à prouver pour être aimée ! Comme je te l’ai déjà dit, ton entourage t’aime pour qui tu es pas pour ce que tu fais!

🌿 Je te mets au défi :

Cette semaine, choisi une seule chose à faire juste pour toi, sans performance! (Marcher dans la nature, démarrer ce roman génial qui attend depuis des mois sur ta table de chevet, ou tout ce qui te fait envie!)

Viens me dire en commentaire ce que tu t’es offert comme moment de répit !

En tant que coach de vie et naturopathe, j’accompagne régulièrement des femmes actives prises dans le syndrome de la bonne élève, avec une pression intérieure constante qui finit par épuiser le corps et l’esprit.

🌈 Prends soin de toi 🩷.


Commentaires

Une réponse à « Le syndrome de la bonne élève. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *